LA GAM LANCE LE PROJET « MASTERS »

[NOUVELLES ACTIONS] LE PROJET « MASTERS » La GAM est heureuse de vous présenter MASTERS, un projet de transmission conçu par des artistes déjà confirmés pour des artistes en début de carrière, en partenariat avec Ventes Rap, la Sacem et le Ministère de la culture. Grâce à des témoignages d’artistes qui ont déjà été confrontés aux enjeux de l’industrie musicale, MASTERS est un programme de mise en lumière et d’accompagnement pédagogique, sur-mesure et adapté aux nouvelles générations d’artistes de la musique. Le programme MASTERS se décompose en 3 volets : Pour ce premier épisode présenté par Suzanne Combo et Shkyd et tourné à La Place, nous avons invité le beatmaker Shaz (SCH, Migos, Kalash Criminel…) ainsi que Terry, label manager de Rilèsundayz, pour discuter de la rémunération des beatmakers dans le rap français : Les beatmakers ne sont-ils bons qu’à se faire arnaquer? L’épisode 2 de la saison 1 est un entretien filmé à la Sacem, mené par Shkyd et Suzanne Combo, avec le rappeur Fianso et la nouvelle directrice générale gérante de la Sacem, Cécile Rap-Veber. Nous abordons la relation qu’entretient le rap avec le droit d’auteur et plus largement avec les institutions. Nous traitons des opportunités et menaces liées aux innovations technologiques constantes et à l’exploitation numérique des oeuvres. Pour ce troisième épisode de l’émission MASTERS présenté par Suzanne Combo et Shkyd, nous avons invité Fakear et Mathilde de Vohy, co-fondatrice de Music Declares Emergency, pour parler de l’impact de l’industrie musicale sur l’environnement.
CURA et La GAM lancent le 2ème volet de l’enquête sur la santé et le bien-être dans l’industrie musicale française

[CP] CURA et La GAM lancent le 2ème volet de l’enquête sur la santé et le bien-être dans l’industrie musicale française Paris, mardi 12 octobre 2021 La Guilde des Artistes de la Musique et le collectif CURA lancent le deuxième volet de l’enquête nationale sur le bien-être et la santé des artistes et des professionnel.le.s de la musique, et annoncent leur partenariat avec le Centre national de la musique (CNM) et Audiens. « Notre première enquête sur la santé dans la musique [2019] était exploratoire et révélait à quel point nous étions une industrie de passionnés sous pression. Aujourd’hui, après 18 mois de pandémie, nous avons besoin de la participation du plus grand nombre d’artistes et de professionnel.le.s pour approfondir nos recherches sur l’ensemble du territoire. Il nous paraissait naturel que le CNM et Audiens puissent s’associer à notre démarche puisque chacune de nos organisations, à leur échelle, tend vers l’amélioration des conditions de travail dans le secteur musical français. » Suzanne Combo, déléguée générale de la GAM pour le collectif CURA. La GAM et CURA ont choisi de confier la direction scientifique de cette étude au Dr Jérémy Vachet (Audencia, Assistant Professor ; LabSIC, Université Paris Sorbonne Nord), l’ingénierie de recherche au Dr. Sandrine Bubendorff (sociologue indépendante) et l’ingénierie d’étude à Mélanie Gourvès. Ce volet 2 de l’enquête explorera les thèmes suivants : précarité économique, sociale et psychologique, multi-activités, exclusion, addictions, violences psychologiques, physiques, sexistes et sexuelles. « L’emploi dans la filière musicale est peu reconnu. Pris dans des logiques de « métier passion », parfois considérés comme « non-essentiels », les emplois dans cette filière font face à de nombreuses particularités. On ose rarement s’exprimer sur la précarité économique, sociale et psychologique ainsi que des formes d’exclusion et de domination multiples. Elles sont pourtant bien souvent le quotidien des travailleur·ses de la filière musicale. » Dr Jérémy Vachet, directeur scientifique de l’étude. En participant à cette enquête, vous avez l’occasion de faire entendre votre voix. Répondez-y en toute franchise, en exprimant votre opinion personnelle. Le questionnaire est anonyme et dure une dizaine de minutes. Pour participer, il vous suffit de cliquer ici et de répondre au questionnaire avantle 15 novembre 2021. Nous vous remercions par avance pour le temps précieux que vous nous accorderez et vous invitons à partager cette étude autour de vous. Contact presse :
[TALK] Sexisme et musique : comment passer à l’action ?

CURA & La GAM donnent la parole à : Nous allons discuter ensemble du sexisme et des problèmes de harcèlement dans l’industrie musicale, mais aussi des actions et ressources mises en place par ces différents collectifs et associations. L’idée ? Faire un état des lieux, et donner des conseils concrets pour guider toutes les personnes qui en sentiraient le besoin. Vendredi 12 mars de 16h à 18h sur ZOOM – Gratuit sur inscription ici
[CP] Étude du CNM sur le streaming : Un éclairage utile mais des conclusions à l’instant T qui en limitent la véritable portée pour la rémunération des artistes de la musique.

La GAM se félicite que le CNM se soit emparé de la question du modèle de répartition des revenus sur le streaming. Alors que les artistes du monde entier, notamment en France, sont privés de scène depuis près d’un an, la faiblesse de leurs rémunérations numériques se fait encore plus criante : revenus dérisoires sur les plateformes de streaming audio et vidéo, absence de modèle économique sur le live streaming, baisse des revenus sur les diffusions audiovisuelles, rémunérations insignifiantes des chaînes de la TNT ou des plateformes de replay… Pour rappel, les plateformes de streaming musical (Spotify, Deezer, etc.) distribuent actuellement leurs revenus aux ayants droit en fonction de leurs parts de marché (Market Centric PaymentSystem – MCPS) et non en fonction de ce que l’abonné écoute réellement (User Centric Payment System – UCPS). Le système actuel produit des effets regrettables : il n’invite pas à la transparence et profite exagérément aux genres de musique écoutés intensivement par un public jeune. La GAM avait rédigé un livre blanc en 2019 pour questionner ces deux modes de répartitions et avait conclu, à l’instar des études pré-existantes au Danemark, en Norvège et en Finlande, qu’un modèle centré sur l’utilisateur permettrait un partage de la valeur plus équilibré entre toutes les catégories d’artistes, et notamment au profit de ceux qui ne sont pas écoutés de manière intensive. Le modèle UCPS inviterait ainsi à plus de transparence dans sa gestion et offrirait une relation artiste-public plus liée, car l’argent de l’abonné irait vraiment aux artistes qu’il écoute. Le CNM a voulu évaluer à son tour l’impact d’un changement de mode de répartition des revenus sur le streaming avec pour ambition d’objectiver au mieux un débat qui agite l’industrie musicale depuis une décennie. Cette étude, menée avec des données de Spotify et de Deezer, prouve bien que l’UCPS «limiterait l’effet de fléchage des revenus vers les écoutes réalisées par les utilisateurs intensifs». Elle apporte donc l’éclairage attendu sur la torsion injustifiée et injustifiable imposée par le modèle actuel du MCPS. Malheureusement les conclusions que le CNM en tire ne reflètent pas assez ce résultat, puisqu’il n’anticipe pas la croissance du marché et donc l’impact avantageux que le passage à l’UCPS aura en valeur sur la rémunération des artistes mais aussi sur la diversité musicale. En effet, le marché du streaming en France, qui n’est aujourd’hui pas encore aussi développé qu’à l’étranger, a une très forte marge de croissance. A mesure que le marché grandira, l’impact de l’UCPS sera de plus en plus conséquent en valeur pour des milliers d’artistes et notamment sur ces artistes entre le 11e et le 10 000e rang : des écarts de + de 20% sur certaines esthétiques seront tout à fait significatifs dans 5 à 7 ans. Par ailleurs, la stratégie court-termiste des labels de se concentrer sur des audiences rémunératrices en MCPS aura un impact négatif à long-terme sur l’équilibre du back catalogue. C’est pourquoi nous continuons de penser que le fléchage des revenus en fonction de l’utilisateur devrait être une nécessité pour éviter que des écarts continuent de se creuser et pour garantir la diversité des genres musicaux. C’est bien ce que l’étude du CNM nous démontre avec prudence et nous invitons l’industrie musicale à poursuivre ces travaux d’observation et de projection. La GAM remercie le Président du CNM et les équipes de l’Observatoire de la musique d’avoir mené à bien cette première étude et encourage toutes les plateformes de streaming, sans exception, à s’engager dans les travaux de transparence et d’amélioration de la rémunération des artistes. Nous demandons que le sujet du user centric continue d’être observé rigoureusement et que la question plus globale du partage de la valeur entre les plateformes de streaming, les producteurs phonographiques et les artistes de la musique trouve enfin une résolution qui permette aux artistes de vivre dignement de leur musique. Lire l’étude du CNM
Centre National de la Musique: merci Catherine Ruggeri
Communiqué de presse du Jeudi 28 Novembre 2019. Les membres de la Guilde des Artistes de la Musique ont appris, d’un communiqué du ministère de la culture, que Jean-Philippe Thiellay remplaçait Catherine Ruggeri à la présidence du comité de préfiguration du Centre National de la Musique dont il a vocation à prendre la tête en Janvier 2020. Nous tenons à rendre hommage à Catherine Ruggeri qui a accompli une tâche immense et difficile avec intelligence, conviction, habileté et force de travail. Nous la remercions d’avoir contribué à ce que les artistes occupent bien une place centrale au sein du CNM. Ses qualités d’écoute, sa connaissance des dossiers comme des femmes et des hommes de la filière, ainsi que sa capacité à arbitrer et toujours avec le souci de l’équilibre, lui ont permis de rapprocher, au profit de l’intérêt général, la myriade de points de vue qui font la richesse et la complexité de notre filière . Nous peinons à comprendre son éviction brutale à un mois de la fin des travaux de préfiguration. Jean-Philippe Thiellay est conseiller d’Etat, directeur-adjoint de l’Opéra national de Paris, et ancien administrateur de la scène nationale du Havre, Le Volcan. Nous espérons que son expérience des administrations sera mise à profit de toutes les musiques et tout particulièrement des artistes et de la création. Nous prenons acte de son choix de garder à ses côtés Romain Laleix, actuel secrétaire général du Bureau Export et vice-président de la préfiguration du CNM. Fin connaisseur des dossiers, et soucieux des enjeux de tous, notamment des artistes, il garantit aux professionnels qu’il connaît bien, la continuité des travaux de préfiguration qu’il a menés en secondant Catherine Ruggeri au cours de ces six derniers mois. Cependant, nous déplorons qu’après avoir nommé des hommes à la tête de l’Opéra de Paris et de Lyon, ou encore du CNC, le gouvernement ne saisisse pas l’opportunité qu’il avait de placer une femme aux responsabilités du tout nouveau Centre National de la Musique. Nous ne pouvons donc que regretter à nouveau une constance du gouvernement à trahir sa feuille de route en matière d’égalité femmes/hommes. La Guilde des Artistes de la Musique a à coeur de poursuivre son travail de concertation avec le nouveau président et le vice-président de la préfiguration et tient à leur assurer qu’elle se tient à leur disposition pour mener à bien l’action du CNM et ce, à hauteur des promesses que l’on porte à cette nouvelle institution. Contact presse:Suzanne Combo+33(0)6 85 32 25 05suzanne.combo@lagam.org