ÉLECTION DU NOUVEAU BUREAU DE LA GAM : BLICK BASSY PRESIDENT

C’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour la GAM. Après plusieurs années d’engagement passionné de la part de son président fondateur Issam Krimi, l’association a élu les artistes Blick Bassy comme Président, Clou comme Secrétaire et Chien Noir comme Trésorier.  Une nouvelle équipe dirigeante prête à poursuivre et à renforcer ses missions au service des artistes de la musique. Avec une vision partagée, une énergie nouvelle et une volonté de représenter toutes les voix, ce Bureau porte l’ambition de faire grandir la GAM comme espace d’entraide, de dialogue et d’action pour les artistes. Blick Bassy – Président « Je suis très heureux de succéder à Issam Krimi à la présidence de la GAM. Je suis également ravi de continuer le travail et les combats que nous avons menés tous ensemble jusqu’ici. Avec Suzanne Combo et les membres du nouveau bureau de la GAM, nous vous promettons de continuer à agir, non seulement pour défendre les droits des artistes, mais aussi pour explorer ensemble, avec les adhérents, les chemins qui mènent vers notre émancipation artistique et sociale. Nous mettrons au cœur de cette nouvelle dynamique, au-delà des enjeux liés à notre métier, un rapprochement entre l’artiste et la place qu’il occupe dans nos sociétés, celle de facilitateur et réparateur de liens entre citoyens. » Chien Noir – Trésorier « Être artiste musicien, ce n’est pas toujours un choix. On le devient parce qu’il y a quelque à chose à faire, et qu’il n’y a que nous qui pouvons le faire. Il en va de même avec la GAM. Il n’y a que nous, grâce au partage de nos expériences, de nos savoir-faire, unis dans un syndicat, qui pourrons mettre en place ce qu’il faut pour défendre nos intérêt à nous, les artistes musiciens. Je saisis cette chance de pouvoir être acteur de cette lutte avec beaucoup de joie, en intégrant auprès de Blick Bassy, Clou et Suzanne Combo le bureau de la GAM. «  Clou – Secrétaire « C’est avec émotion que j’apprends le départ d’Issam Krimi co-fondateur de la Gam avec émotion aussi que je vois tout le chemin parcouru par le premier lobby des artistes de la musique depuis dix ans. Avec Blick Bassy comme nouveau président, un souffle neuf vient porter les combats de la Gam qui creuse son sillon avec détermination pour défendre les droits de chacun depuis les premiers jours. Grâce à l’énergie de Suzanne Combo et l’arrivée enthousiasmante de Chien Noir au bureau, poursuivons le combat, indispensable pour les artistes mais aussi pour la société entière. « 

Départ de notre président Issam Krimi

Notre président et cofondateur, Issam Krimi a souhaité passer la main de la présidence de la GAM après plusieurs années d’engagement passionné au service des artistes de la musique. C’est avec une profonde reconnaissance que nous relayons ses mots, qui retracent avec sincérité son attachement à notre organisation. Au nom de toute l’équipe, de ses adhérents et adhérentes : merci Issam pour ton énergie, ta vision et pour avoir contribuer à ce que la GAM soit un espace aussi précieux pour les artistes. Chers Amis, Chers Artistes de la Musique, Avec beaucoup d’émotions, je passe la main de la présidence de la GAM. Emu, de prendre du recul d’une association que j’ai co-fondée. Heureux de laisser un espace vacant que d’autres investiront avec leur engagement et leur talent propre. La GAM est le premier et unique lobby des artistes en France, un acteur indispensable à toutes les discussions nationales, européennes et internationales sur l’industrie musicale et de la création.Une garantie que, peu importe l’évolution de l’éco-système musical, l’Artiste ne soit jamais oublié. Ces dernières années, la GAM a évolué. Elle s’est diversifiée, féminisée, a étendu ses champs d’actions et renforcé son rôle d’accompagnatrice des artistes.Suzanne Combo, notre déléguée générale, nous offre stabilité et solidité dans nos quotidiens en perpétuel mouvement. Sarah Gaessler relie chacun de nous – nos interrogations, nos engagements, nos actions collectives – à travers tous les espaces qui nous rassemblent, sur les réseaux comme lors des rencontres. Toute la nouvelle dynamique que le nouveau bureau va insuffler est une heureuse nouvelle. Comme le fut précédemment, l’arrivée de Clou et Blick. Tous les engagements des adhérents, du plus petit au plus grand comptent et compteront encore pour tous les artistes.Et il n’y a aucun doute que l’équipe de la relève sera ouverte au monde, à l’humain, et à la création. Dans une époque où l’affrontement devient plus souvent la norme, il est précieux de préserver un espace où nos expériences individuelles nourrissent une aspiration commune, que l’on soit jeune ou vieux, quelle que soit notre esthétique ou notre origine sociale et géographique. Prenez soin de vous et de la GAM ! Amitiés,Issam Krimi Crédit photo : Florent Drillon

Élections législatives, exigences humanistes des artistes de la musique.

La Guilde des Artistes de la Musique s’est créée pour défendre l’intérêt de tous les artistes dans une industrie et une société en mouvement. Elle est à l’initiative de la création de IAO qui regroupe internationalement toutes les organisations d’artistes qui oeuvrent à cette considération de la création et de la culture dans le monde. Au regard du danger réel pour chaque citoyen que peut représenter une prise de pouvoir de l’extrême droite en France, nous souhaitons en appeler à nos valeurs communes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Si nous nous regroupons, si nous agissons, c’est parce que nous avons le souci d’une humanité partagée qui unit, à l’opposé des pulsions conflictuelles qui nous détruisent. C’est un moment de notre histoire auquel nous prêterons attention avec exigence auprès des responsables politiques, avec cet esprit humaniste qui nous accompagne. Comme nous l’avons toujours fait, que ce soit pour défendre le droit d’auteur, l’intermittence du spectacle, où une industrie musicale vertueuse qui considère la place des créateurs et de ceux qui diffusent et font vivre cette création. Nous avons aussi une pensée pour le public, notre pays, à qui nous souhaitons que la séquence politique qui s’ouvre soit garante de notre devise commune : Liberté, Egalité, Fraternité. La Guilde des Artistes de la Musique.

L’enquête sur les dispositifs d’aide aux artistes

[COMMUNIQUÉ] : CNM, Taxe Streaming :  l’enquête nationale des artistes de la musique révèle la nécessité d’une évolution structurelle des aides au service des artistes et de l’industrie musicale française. En décembre 2023, le Gouvernement français a décidé d’instaurer une taxe streaming pour financer le Centre National de la musique (CNM). Ce dernier organise en 2024 des concertations avec les professionnel.le.s pour revoir le périmètre de ses missions et le règlement de ses aides pour 2025.  C’est dans ce contexte que La GAM a souhaité mener une enquête inédite auprès des artistes de la musique (auteur.trice.s, compositeur.trice.s, interprètes de musiques actuelles) afin d’analyser les opportunités et les freins qu’ils et elles rencontrent en France pour être soutenu.e.s financièrement et/ou accompagné.e.s tout au long de leur carrière.  À travers les résultats concrets de cette étude, il se révèle une inadéquation du soutien public envers les artistes de la musique qui assument majoritairement seul.e.s le risque de produire les oeuvres qui seront les succès artistiques et économiques de demain. En résumé, les artistes sont de plus en plus nombreux à financer eux et elles-mêmes la production de leurs oeuvres : les partenaires économiques intervenant de plus en plus tard dans l’évolution d’une carrière, laissant les artistes assumer le risque économique lié au développement.  L’enquête révèle que cette nouvelle réalité n’est toujours pas prise en compte dans les dispositifs de soutien et d’accompagnement français, notamment dans le schéma d’intervention actuel du CNM.  Or, puisqu’aujourd’hui la prise de risque économique se partage, les aides doivent aussi se partager. Pourtant, plus de la moitié des artistes professionnel.le.s interrogé.e.s n’ont jamais bénéficié d’aide dont 7 sur 10 parce qu’ils n’avaient pas généré assez de droit ou de chiffre d’affaire. Seuls 5,5% des artistes ont obtenu l’unique dispositif que le CNM propose pour les soutenir directement : la bourse aux auteurs, autrices, compositeurs, compositrices. Tous les autres artistes de l’échantillon soit ignoraient l’existence de cette bourse, soit ne remplissaient aucun des deux critères d’éligibilité.. Alors pourquoi 3 artistes sur 5 estiment que les critères sont plutôt mal adaptés à leur situation et difficiles à remplir ?Car pour pouvoir bénéficier d’une aide, l’artiste doit être en capacité d’avancer 50% des investissements, ce qui constitue un effort personnel tel, que l’accès aux aides en devient conditionné à une origine socio-économique élevée de l’artiste-bénéficiaire. En outre, les critères d’éligibilité ne sont généralement pas fondés sur la valeur artistique mais sur un montant élevé de droits générés.  Ces principes, adaptés à une TPE ou une Major, favorisent le soutien aux plus gros, aux mieux installés, et ferme la porte à celles et ceux qui sont le plus dans le besoin : les jeunes mais aussi les artistes « intermédiaires » qui ont plus de 25 ans, qui vivent de leur musique, ont un public, justifient de plus de 6 ans de carrière et d’une certaine notoriété, mais qui ne génèrent pourtant pas suffisamment de droits ou n’ont pas de capacité d’investissements suffisante pour être éligibles.  Cela pose un vrai problème social, de diversité des esthétiques et d’accompagnement des talents de toute catégorie socio-économique, de tout niveau de carrière et de toute génération d’artistes.  Le système d’aide actuel démontre une absence de considération de la prise de risque qu’assument aujourd’hui les artistes seul.e.s.  Les dispositifs de soutien, d’accompagnement et de formation du CNM doivent sensiblement évoluer et prendre en compte la réalité des pratiques et des besoins pour que l’établissement exerce pleinement sa mission de structurer une industrie musicale au service de la création, des artistes, et de la diversité des esthétiques. Dans une filière en transformation continue depuis l’ère numérique et du streaming, depuis l’apparition des bouleversements liés à l’IA, la GAM alerte les pouvoirs publics sur ce que serait un manque de considération des bouleversements industriels en cours.  Les enjeux sont artistiques, économiques, et même sociétaux. La GAM s’engage comme toujours à être au rendez-vous et à participer pleinement aux concertations en cours, aux discussions avec tous les acteurs de la musique, aux débats dans l’espace public, et à être force motrice d’une évolution concrète et vertueuse pour la musique et les artistes. Découvrez la synthèse de notre enquête en cliquant ici.Découvrez l’enquête complète « La France soutient-elle les artistes de la musique ? » en cliquant ici. CONTACTSuzanne Combo, Déléguée Généralesuzanne.combo@lagam.org+33 (0) 6 85 32 25 05

Réaction des artistes de la musique suite à la nomination de Madame Rachida Dati.

Crédit photo : Bertrand GUAY / AFP La Guilde des Artistes de la Musique (la GAM) félicite Madame Rachida Dati pour sa nomination en tant que ministre de la Culture. Nous espérons qu’elle saura mettre son énergie et sa solide expérience politique au service des auteurs, autrices, compositeurs, compositrices et interprètes ainsi que de toutes les musiques dans leur diversité.  La GAM tient également à remercier Madame Rima Abdul-Malak pour son action et son engagement en faveur de la filière musicale en qualité de conseillère à l’Elysée puis de ministre de la Culture. La GAM est déterminée à poursuivre son travail avec le ministère de la Culture et à coopérer avec notre nouvelle ministre et son cabinet sur les enjeux de la création musicale et des artistes de la musique. Nous comptons en premier lieu sur la volonté de Madame Rachida Dati de défendre la culture comme « exception française » et l’appelons à redonner au plus vite à la France sa place historique de protectrice du droit d’auteur à Bruxelles, en particulier au moment où la rédaction du règlement européen sur la régulation des intelligences artificielles génératives (l’AI Act ) est sur le point d’aboutir. Il est également crucial que les artistes de la musique qui écrivent, composent, interprètent et qui sont de plus en plus souvent seuls à assumer le risque économique pour développer leur carrière musicale, puissent prendre part à la redéfinition des missions du Centre National de la musique et bénéficier de dispositifs de soutien financier indispensables au renouvellement et au rayonnement de la création musicale française. La GAM espère que la Ministre de la culture sera particulièrement soucieuse et à l’écoute des préoccupations des artistes de la musique et se tient à sa disposition pour la rencontrer très prochainement pour avancer au plus vite sur ces différents travaux importants.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE & TRANSPARENCE

La transparence, condition fondamentale d’un modèle européen éthique   Le 17 novembre 2023, Alors que l’Union européenne se détermine dans les jours à venir sur les grands principes de l’intelligence artificielle, nous réaffirmons l’absolue nécessité de placer l’éthique au cœur de l’action des pouvoirs publics dans l’encadrement de ces nouvelles technologies. Notre avenir en dépend. A ce titre et s’agissant en particulier des modèles d’intelligences artificielles génératives, seul le principe intangible d’une transparence sur les données d’entraînement et sur les contenus générés pourra apporter des garanties aux citoyens et aux créateurs sur le respect de leurs droits.  Nous soutenons pleinement l’émergence de champions européens vertueux qui seront demain des acteurs de notre souveraineté et des partenaires de notre rayonnement. L’innovation et la création ont besoin l’une de l’autre pour grandir au bénéfice de tous. La transparence est un prérequis, pas un frein. Elle est même une condition du développement serein des jeunes pousses françaises et européennes qui pourraient sinon être confrontées à la multiplication de contentieux juridiques. Cette transparence fait partie de l’ADN des développeurs : l’argument selon lequel ce serait un obstacle technique ou un fardeau disproportionné n’est pas crédible.  Dans ce contexte, la position de la France, dont la presse se fait le relais et qui s’opposerait à toute réglementation des modèles d’IA entraînés sur de vastes volumes de données (dits de fondation), nous étonne tant elle est contraire aux propos du président de la République à Villers-Cotterêts rappelant que « nous avons raison de défendre le droit d’auteur dans l’intelligence artificielle ». Il n’y aura pas d’IA générative qualitative sans industries créatives fortes ! Garantir la transparence, c’est non seulement protéger nos industries qui représentent une économie de la création durablement pourvoyeuse d’emplois et une part importante du PIB de notre pays ; mais c’est aussi assurer la fiabilité des contenus qui façonnent le développement des IA génératives pour éviter les comportements manipulatoires menaçant nos libertés fondamentales et nos principes démocratiques.   La position de la France nous oblige donc à réagir. D’abord parce que, même sans une réglementation spécifique des modèles de fondation, on ne peut pas sacrifier une obligation de transparence sans laquelle rien de solide ne peut être construit. Ensuite parce qu’on ne saurait imaginer une seule seconde que la France renonce à préserver les acquis communautaires auxquels elle a elle-même œuvré, en matière de soutien à l’innovation, de respect du droit d’auteur et des données personnelles ou de lutte contre les fausses informations.  Dans la dernière ligne droite des débats à Bruxelles, nous demandons au Gouvernement de retrouver une position claire, équilibrée et ambitieuse, garante des intérêts partagés des Européens, des créateurs et des entreprises innovantes.  #TransparenceIA La GAM signe avec 80 organisations le communiqué « Intelligence artificielle : la transparence, condition fondamentale d’un modèle européen éthique ».

[COMMUNIQUÉ] Nomination de Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture

Veille La GAM

La Guilde des Artistes de la Musique (La GAM) salue la nomination de Rima Abdul-Malak en tant que ministre de la Culture. Son expertise des enjeux de la filière musicale, acquise à l’Institut français puis en tant que Conseillère culture à l’Elysée, constitue un atout pour les artistes et peut lui permettre d’agir sur les défis majeurs de la création française dans un contexte international et numérique où la richesse culturelle et artistique représente un enjeu clé et de premier plan. La GAM est déterminée à poursuivre son travail avec le ministère de la Culture et à coopérer avec la nouvelle ministre et son cabinet sur nos enjeux majeurs que sont CONTACT PRESSE Suzanne Combo,  suzanne.combo@lagam.org +33 (0) 6 85 32 25 05

Discours du Président de la République : Des premières annonces nécessaires pour les artistes de la musique.

Veille La GAM

Dès le début de la crise du Covid-19, le secteur culturel a été l’un des premiers à devoir s’arrêter et sera l’un des derniers à pouvoir reprendre. Pour les artistes de la musique, il était plus qu’urgent d’intervenir au plus haut niveau afin de donner de la visibilité et des gages aux artistes, aux auteurs, aux intermittents, aux entreprises comme aux indépendants. Les artistes de la musique sont soulagés qu’Emmanuel Macron et Franck Riester aient entendu les multiples appels en faveur d’une année blanche pour les intermittents, puisqu’ils se sont tous deux engagés à ce que leurs droits soient prolongés (mais non renouvelés) jusqu’à la fin août 2021. Nous devons bien entendu rester vigilants quant aux modalités d’application de cette mesure pour qu’elle ne laisse vraiment personne sur le bord de la route. Notre organisation est rassurée des engagements pris par le ministre de la Culture et confirmés par le chef de l’Etat, de doter le jeune Centre National de la Musique (CNM) de 50 millions d’euros. Une mesure significative et indispensable pour permettre à l’opérateur et à tous les métiers de la musique de se relever et de bâtir collectivement un nouvel avenir commun. Nous travaillerons, à l’aide de notre déléguée générale qui nous représente au sein du CNM, à ce que cette dotation puisse servir tous les métiers de la musique qui font notre richesse, et en particulier les plus fragiles: les indépendants, les auteurs, les compositeurs et les interprètes. Enfin nous sommes reconnaissants que le Président pense à celles et ceux qui créent, en France comme en Europe, qu’il encourage la jeune création grâce aux commandes publiques, et qu’il ait pris le temps de s’entretenir avec des artistes de toutes les disciplines, car ils sont le coeur battant de notre culture. Ce lien constructif entre l’Etat et les artistes initié mercredi, doit perdurer afin de bien placer notre imagination créatrice au service d’un plan très attendu, concret et massif d’investissements pour la culture et pour la musique en particulier. Rappelons tout de même que les artistes sont, comme la plupart des Français, à l’arrêt pour épargner des vies et non pour se tourner les pouces. Rappelons aussi que les musiciennes et musiciens se produisent tous les jours sur internet pour soutenir le moral et cultiver l’imaginaire des français enfermés, et ce, sans être rémunérés par les géants du numérique. Remercions par ailleurs les nombreux artistes qui s’appuient sur leur popularité et récoltent des dons pour les soignants exsangues et les hôpitaux mal dotés. Rappelons enfin que nous nous plions volontiers aux règles sanitaires que l’Etat décide mais qu’en contrepartie, les artistes s’attendent à ce que la France continue de protéger ses auteurs, ses artistes et les 1,3 millions de personnes qui font la culture et sont condamnés à l’inactivité pour une durée indéterminée. Car si l’Etat ne soutient pas la culture, alors pourquoi nous battons-nous ? Ces premières annonces étaient vitales pour toutes celles et ceux qui font vivre notre culture. Nous ne sommes qu’au début d’un chantier qui sera long. La Guilde des Artistes de la Musique reste mobilisée pour travailler à la mise en oeuvre de toutes les mesures budgétaires, sociales, fiscales et même créatives qu’il faudra pour préserver ce qui donne vie à la vie.  CONTACT : Suzanne Combo,  suzanne.combo[at]lagam.org , +33 (0) 6 85 32 25 05 Le Bureau de la GAMIssam Krimi – PrésidentAntoine Guéna – SecrétaireChloé Robineau – TrésorièreSuzanne Combo – Déléguée Généralesuzanne.combo[at]lagam.org  +33 (0)6 85 32 25 05 La GAM40 avenue de la République 75011 Paris

La musique survivra-t-elle au virus ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE TPLM – 11 MARS 2020 La musique survivra-t-elle au virus ? L’association Tous pour la musique, représentant une trentaine d’organisations de la filière musicale, exprime ses plus vives inquiétudes face aux conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19. Elle tient également à adresser ses voeux de prompt rétablissement au ministre de la Culture, Franck Riester et à lui manifester sa sympathie. Attentif et vigilant à la sécurité, à la santé et à la protection du public, le secteur culturel applique les mesures gouvernementales depuis la fin du mois de février. Notre secteur traverse une situation inédite par l’ampleur du choc économique et social généré. Annulations en cascade d’événements, de festivals et de spectacles, désaffection du public, engagements et contrats rompus, salariés, créateurs et artistes en proie aux incertitudes, difficulté accrue pour de nombreux artistes et techniciens de réunir les heures de travail nécessaire pour bénéficier de l’assurance chômage… L’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes, annoncée dimanche soir, porte un coup de frein extrêmement brutal à nos activités, à l’aube de la période la plus dynamique sur tous les territoires. Composé de nombreuses TPE, PME et micro-entreprises, le secteur du spectacle vivant se caractérise par son incroyable vitalité mais également par sa forte vulnérabilité. Les professionnels du spectacle vivant, et de la musique en général, avaient déjà été fortement fragilisés à la suite des attentats de 2015 et plus récemment par les différents mouvements sociaux (gilets jaunes, grèves des transports liées à la réforme des retraites…). Les premières mesures annoncées fin février, concernant les rassemblements de plus de 5 000 personnes, ont déjà impacté l’ensemble de notre écosystème, avec une baisse de 50% des ventes de billets par rapport à la même période, l’an dernier. Les effets sont aujourd’hui dévastateurs pour des dizaines de milliers de professionnels en France : les artistes, les festivals, les producteurs de spectacles, les entrepreneurs de tournées, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, les techniciens, les salles de concerts, les producteurs phonographiques, les manageurs, les prestataires techniques, les professionnels de la facture instrumentale et plus largement l’ensemble des personnes dont les revenus dépendent de la scène, de la création et de la diffusion d’oeuvres musicales. L’association Tous Pour la Musique appelle à une aide économique et financière exceptionnelle des pouvoirs publics pour les professionnels du spectacle vivant dont les revenus et les emplois sont lourdement menacés : il est urgent de renforcer les dispositifs de soutien aux entreprises, d’indemniser les salariés se retrouvant sans salaire et d’adapter temporairement les règles d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle.