CURA et La GAM lancent le 2ème volet de l’enquête sur la santé et le bien-être dans l’industrie musicale française

Veille La GAM

[CP] CURA et La GAM lancent le 2ème volet de l’enquête sur la santé et le bien-être dans l’industrie musicale française Paris, mardi 12 octobre 2021 La Guilde des Artistes de la Musique et le collectif CURA lancent le deuxième volet de l’enquête nationale sur le bien-être et la santé des artistes et des professionnel.le.s de la musique, et annoncent leur partenariat avec le Centre national de la musique (CNM) et Audiens. « Notre première enquête sur la santé dans la musique [2019] était exploratoire et révélait à quel point nous étions une industrie de passionnés sous pression. Aujourd’hui, après 18 mois de pandémie, nous avons besoin de la participation du plus grand nombre d’artistes et de professionnel.le.s pour approfondir nos recherches sur l’ensemble du territoire. Il nous paraissait naturel que le CNM et Audiens puissent s’associer à notre démarche puisque chacune de nos organisations, à leur échelle, tend vers l’amélioration des conditions de travail dans le secteur musical français. » Suzanne Combo, déléguée générale de la GAM pour le collectif CURA. La GAM et CURA ont choisi de confier la direction scientifique de cette étude au Dr Jérémy Vachet (Audencia, Assistant Professor ; LabSIC, Université Paris Sorbonne Nord), l’ingénierie de recherche au Dr. Sandrine Bubendorff (sociologue indépendante) et l’ingénierie d’étude à Mélanie Gourvès. Ce volet 2 de l’enquête explorera les thèmes suivants : précarité économique, sociale et psychologique, multi-activités, exclusion, addictions, violences psychologiques, physiques, sexistes et sexuelles. « L’emploi dans la filière musicale est peu reconnu. Pris dans des logiques de « métier passion », parfois considérés comme « non-essentiels », les emplois dans cette filière font face à de nombreuses particularités. On ose rarement s’exprimer sur la précarité économique, sociale et psychologique ainsi que des formes d’exclusion et de domination multiples. Elles sont pourtant bien souvent le quotidien des travailleur·ses de la filière musicale. » Dr Jérémy Vachet, directeur scientifique de l’étude. En participant à cette enquête, vous avez l’occasion de faire entendre votre voix. Répondez-y en toute franchise, en exprimant votre opinion personnelle. Le questionnaire est anonyme et dure une dizaine de minutes. Pour participer, il vous suffit de cliquer ici et de répondre au questionnaire avantle 15 novembre 2021. Nous vous remercions par avance pour le temps précieux que vous nous accorderez et vous invitons à partager cette étude autour de vous. Contact presse :

[TALK] Sexisme et musique : comment passer à l’action ?

CURA & La GAM donnent la parole à : Nous allons discuter ensemble du sexisme et des problèmes de harcèlement dans l’industrie musicale, mais aussi des actions et ressources mises en place par ces différents collectifs et associations. L’idée ? Faire un état des lieux, et donner des conseils concrets pour guider toutes les personnes qui en sentiraient le besoin. Vendredi 12 mars de 16h à 18h sur ZOOM – Gratuit sur inscription ici

[CP] Étude du CNM sur le streaming : Un éclairage utile mais des conclusions à l’instant T qui en limitent la véritable portée pour la rémunération des artistes de la musique.

La GAM se félicite que le CNM se soit emparé de la question du modèle de répartition des revenus sur le streaming. Alors que les artistes du monde entier, notamment en France, sont privés de scène depuis près d’un an, la faiblesse de leurs rémunérations numériques se fait encore plus criante : revenus dérisoires sur les plateformes de streaming audio et vidéo, absence de modèle économique sur le live streaming, baisse des revenus sur les diffusions audiovisuelles, rémunérations insignifiantes des chaînes de la TNT ou des plateformes de replay… Pour rappel, les plateformes de streaming musical (Spotify, Deezer, etc.) distribuent actuellement leurs revenus aux ayants droit en fonction de leurs parts de marché (Market Centric PaymentSystem – MCPS) et non en fonction de ce que l’abonné écoute réellement (User Centric Payment System – UCPS). Le système actuel produit des effets regrettables : il n’invite pas à la transparence et profite exagérément aux genres de musique écoutés intensivement par un public jeune. La GAM avait rédigé un livre blanc en 2019 pour questionner ces deux modes de répartitions et avait conclu, à l’instar des études pré-existantes au Danemark, en Norvège et en Finlande, qu’un modèle centré sur l’utilisateur permettrait un partage de la valeur plus équilibré entre toutes les catégories d’artistes, et notamment au profit de ceux qui ne sont pas écoutés de manière intensive. Le modèle UCPS inviterait ainsi à plus de transparence dans sa gestion et offrirait une relation artiste-public plus liée, car l’argent de l’abonné irait vraiment aux artistes qu’il écoute. Le CNM a voulu évaluer à son tour l’impact d’un changement de mode de répartition des revenus sur le streaming avec pour ambition d’objectiver au mieux un débat qui agite l’industrie musicale depuis une décennie. Cette étude, menée avec des données de Spotify et de Deezer, prouve bien que l’UCPS «limiterait l’effet de fléchage des revenus vers les écoutes réalisées par les utilisateurs intensifs». Elle apporte donc l’éclairage attendu sur la torsion injustifiée et injustifiable imposée par le modèle actuel du MCPS. Malheureusement les conclusions que le CNM en tire ne reflètent pas assez ce résultat, puisqu’il n’anticipe pas la croissance du marché et donc l’impact avantageux que le passage à l’UCPS aura en valeur sur la rémunération des artistes mais aussi sur la diversité musicale. En effet, le marché du streaming en France, qui n’est aujourd’hui pas encore aussi développé qu’à l’étranger, a une très forte marge de croissance. A mesure que le marché grandira, l’impact de l’UCPS sera de plus en plus conséquent en valeur pour des milliers d’artistes et notamment sur ces artistes entre le 11e et le 10 000e rang : des écarts de + de 20% sur certaines esthétiques seront tout à fait significatifs dans 5 à 7 ans. Par ailleurs, la stratégie court-termiste des labels de se concentrer sur des audiences rémunératrices en MCPS aura un impact négatif à long-terme sur l’équilibre du back catalogue. C’est pourquoi nous continuons de penser que le fléchage des revenus en fonction de l’utilisateur devrait être une nécessité pour éviter que des écarts continuent de se creuser et pour garantir la diversité des genres musicaux. C’est bien ce que l’étude du CNM nous démontre avec prudence et nous invitons l’industrie musicale à poursuivre ces travaux d’observation et de projection. La GAM remercie le Président du CNM et les équipes de l’Observatoire de la musique d’avoir mené à bien cette première étude et encourage toutes les plateformes de streaming, sans exception, à s’engager dans les travaux de transparence et d’amélioration de la rémunération des artistes. Nous demandons que le sujet du user centric continue d’être observé rigoureusement et que la question plus globale du partage de la valeur entre les plateformes de streaming, les producteurs phonographiques et les artistes de la musique trouve enfin une résolution qui permette aux artistes de vivre dignement de leur musique. Lire l’étude du CNM

[APPEL DES INDEPENDANTS] Les 10 propositions de la GAM

Retrouvez les 10 propositions de la GAM dans le manifeste des structures culturelles et des médias indépendants 1600 structures culturelles et médias, représentatifs de tous les secteurs culturels et rassemblés derrière l’Appel des indépendants, 140 propositions, 20 tribunes, les contributions et perspectives de 40 personnalités du secteur culturel indépendant et de 20 organismes professionnels, syndicats, réseaux et initiatives collectives pour dépasser la crise et réinventer notre horizon culturel. Télchargez ici le manifeste – 10 propositions de la GAM – Les auteurs, les compositeurs, les artistes de la musique jouent un rôle vital au sein de la filière musicale : ils créent les oeuvres qui seront ensuite commercialisées, exploitées et diffusées. Ils représentent le tout premier maillon d’une chaîne créative et de production culturelle, dont dépendent de nombreux autres métiers. Ils sont les garants de la vitalité, du dynamisme et de la diversité de la création musicale française qui rayonne ensuite par-delà les frontières hexagonales. Ce sont eux qui génèrent l’adhésion du public et la cohésion sociale alors que leur statut n’est paradoxalement que peu reconnu au sein de la société. Les artistes et les auteurs souhaitent pouvoir aujourd’hui compter sur une politique publique de la musique ambitieuse, encourageante et en phase avec son temps. La mise en oeuvre de cette politique publique passe nécessairement par la régulation d’un secteur en profonde mutation mais aussi par des moyens nouveaux et significatifs, directement fléchés vers les artistes et les auteurs pour qu’ils puissent créer aujourd’hui les oeuvres qui seront exploitées et diffusées demain. Les spectacles, la diffusion et la vente de disques étant empêchés du fait de la crise sanitaire, il est primordial d’investir dans la création artistique pour anticiper la relance économique du secteur musical. Les Artistes se battent pour 1. Obtenir une place au sein de la maison commune de la musique : le CNM. A ce jour, seules les entreprises y sont accueillies. Les Artistes souhaitent que le CNM devienne pour eux : • Un lieu d’accueil : la porte d’entrée pour tout artiste et auteur professionnels fluidifiant l’accès aux et la compréhension des services, outils et des dispositifs existants. • Un lieu d’orientation, d’informations et de conseils : informations sur toutes les aides et les ressources existantes, conseils administratifs, entrepreneuriaux (outils de gestion, structuration…), juridiques (mise à disposition de l’aide d’un juriste)… • Un lieu d’observation et de prospective : qui observe l’évolution des pratiques professionnelles des artistes et des auteurs d’aujourd’hui et notamment sur l’autoproduction, et mènent une réflexion sur les artistes et auteurs de demain. • Un guichet d’aide pour les soutenir directement et très concrètement, dès le début de leur travail et de leurs investissements créatifs, techniques, numériques et artistiques. Les auteurs n’ont pas de revenus pour créer, ils assument seuls, sans soutien, une prise de risque considérable en investissant du temps et des capitaux propres. • Un soutien à la formation 2. Une meilleure exposition de la musique dans les médias : Nous demandons que le groupe audiovisuel public investisse dans des contenus de musique live de qualité, grand public et aux heures de grande écoute qui valorisent la création musicale dans sa diversité, portant une attention particulière à la place des femmes créatrices et artistes. 3. Une juste rémunération et un partage plus équitable de la valeur Les interprètes et les auteurs méritent de recevoir des rémunérations qui reflètent enfin la valeur générée par leur travail de création artistique. Cela doit passer par un plus juste partage entre les plateformes et les ayant-droits puis entre les labels et les artistes ou les organismes de gestion collectives et les auteurs. Les revenus du streaming sont extrêment concentrés : 90% des revenus vont à 1% des artistes présents sur les plateformes. Cette situation représente un danger pour la diversité musicale et précarise les métiers des artistes et des auteurs. 4. Des relevés de redevances efficaces, corrects, compréhensibles et modernes La GAM estime qu’il est temps pour l’industrie de la musique de mettre en pratique des procédures de comptabilisation et de paiement des redevances rapides et efficaces. Les paiements aux artistes ne ne doivent plus être diminués par des déductions techniques injustifiées ou des procédures et transactions internes de retenue à la source. Les labels et autres ayant-droits devraient être tenus d’informer les artistes et autres titulaires de droits concernés de toute exploitation de leurs oeuvres. 5. Une base de métadonnées mondiale qui crédite et enregistre efficacement La GAM estime que les artistes et les auteurs devraient être crédités pour leur travail pour chaque exploitation, et soutient l’élaboration d’une base de données mondiale universellement accessible et normée qui recenserait les « passeports » des oeuvres. Cela faciliterait la traçabilité des utilisations des oeuvres et la réclamation des droits. 6. Concurrence loyale et meilleur équilibre des positions de négociations La GAM estime qu’il est important d’améliorer la position de négociation des artistes afin que les parties négocient sur un pied d’égalité. Il est nécessaire de faciliter l’accès des artistes aux conseils d’un avocat, qui devraient être obligatoire avant toute signature contractuelle. 7. Un plan de lutte en faveur de l’égalité Femmes/Hommes et contre les violences sexuelles dans l’industrie musicale Il convient d’observer et d’analyser les raisons de l’absence des femmes aux postes de direction ou de direction artistique dans cette industrie, mais aussi les causes de l’évaporation des femmes artistes et créatrices entre les études supérieures et la vie professionnelle. Il est indispensable de mettre en place les mesures qui permettront de corriger tout un système qui empêche aujourd’hui une présence plus importante des femmes aux postes de direction, sur scène et dans les médias. 8. Un plan de préservation de la santé et du bien-être dans l’industrie musicale L’enquête du collectif CURA parue en Octobre 2019 a révélé le profond mal-être des femmes et des hommes évoluant dans les métiers de la musique. Il apparait urgent de travailler collectivement à la mise en oeuvre d’un plan de préservation de la santé et du bien-être des artistes et des professionnel.les de l’industrie musicale : il faut investir dans la prévention et créer un fond d’aide pour faciliter l’accès aux soins et encourager la guérison. 9. Des mesures d’urgence

Hommage à Jean-Marie Moreau

C’est avec un immense chagrin que la GAM a appris la disparition de Jean-Marie Moreau. Auteur de talent, grand défenseur du droit d’auteur, il s’est toujours montré à l’écoute de la nouvelle génération. D’abord journaliste pour Salut les copains , il se consacre ensuite à l’écriture de chansons. Nous lui devons le succès « L’amour est dans l’air« , interprété par Laurent Rossi en 1978, « Rien que pour toi » écrit pour François Feldman, et bien d’autres chansons lumineuses et tendres interprétées par Sylvie Vartan, Demis Roussos, Julie Pietri, Diane Tell ou encore Alain Delon . Fervent défenseur du droit d’auteur et de sa gestion collective, j’ai eu l’honneur de voyager avec lui à Toronto, Tokyo, Lisbonne, Madrid, Bruxelles ou Strasbourg. Nous partagions le même souci de la solidarité entre auteurs et artistes, et avons tous deux oeuvré au rapprochement de nos organisations nationales et internationales : le SNAC, ECSA et le CIAM pour lui, La GAM et IAO pour nous. Ancien Président de la SACEM, c’est un homme engagé, tenace et euphorique, qui monte sur les épaules d’Olivier Delevingne (alors Président de l’UNAC ) pour crier « Victoire ! » avec nous. La directive du droit d’auteur venait d’être adoptée par le Parlement européen après 3 ans de lutte. Jean-Marie était là pour les batailles, là pour la victoire, là pour nous jusqu’au bout. Jean-Marie Moreau est un exemple de droiture, de discrétion et d’écoute, dont l’humour, l’énergie et la tendresse resteront gravés à jamais dans nos mémoires. Toutes nos pensées vont à sa famille et ses amis. Suzanne Combo pour La GAM

Discours du Président de la République : Des premières annonces nécessaires pour les artistes de la musique.

Veille La GAM

Dès le début de la crise du Covid-19, le secteur culturel a été l’un des premiers à devoir s’arrêter et sera l’un des derniers à pouvoir reprendre. Pour les artistes de la musique, il était plus qu’urgent d’intervenir au plus haut niveau afin de donner de la visibilité et des gages aux artistes, aux auteurs, aux intermittents, aux entreprises comme aux indépendants. Les artistes de la musique sont soulagés qu’Emmanuel Macron et Franck Riester aient entendu les multiples appels en faveur d’une année blanche pour les intermittents, puisqu’ils se sont tous deux engagés à ce que leurs droits soient prolongés (mais non renouvelés) jusqu’à la fin août 2021. Nous devons bien entendu rester vigilants quant aux modalités d’application de cette mesure pour qu’elle ne laisse vraiment personne sur le bord de la route. Notre organisation est rassurée des engagements pris par le ministre de la Culture et confirmés par le chef de l’Etat, de doter le jeune Centre National de la Musique (CNM) de 50 millions d’euros. Une mesure significative et indispensable pour permettre à l’opérateur et à tous les métiers de la musique de se relever et de bâtir collectivement un nouvel avenir commun. Nous travaillerons, à l’aide de notre déléguée générale qui nous représente au sein du CNM, à ce que cette dotation puisse servir tous les métiers de la musique qui font notre richesse, et en particulier les plus fragiles: les indépendants, les auteurs, les compositeurs et les interprètes. Enfin nous sommes reconnaissants que le Président pense à celles et ceux qui créent, en France comme en Europe, qu’il encourage la jeune création grâce aux commandes publiques, et qu’il ait pris le temps de s’entretenir avec des artistes de toutes les disciplines, car ils sont le coeur battant de notre culture. Ce lien constructif entre l’Etat et les artistes initié mercredi, doit perdurer afin de bien placer notre imagination créatrice au service d’un plan très attendu, concret et massif d’investissements pour la culture et pour la musique en particulier. Rappelons tout de même que les artistes sont, comme la plupart des Français, à l’arrêt pour épargner des vies et non pour se tourner les pouces. Rappelons aussi que les musiciennes et musiciens se produisent tous les jours sur internet pour soutenir le moral et cultiver l’imaginaire des français enfermés, et ce, sans être rémunérés par les géants du numérique. Remercions par ailleurs les nombreux artistes qui s’appuient sur leur popularité et récoltent des dons pour les soignants exsangues et les hôpitaux mal dotés. Rappelons enfin que nous nous plions volontiers aux règles sanitaires que l’Etat décide mais qu’en contrepartie, les artistes s’attendent à ce que la France continue de protéger ses auteurs, ses artistes et les 1,3 millions de personnes qui font la culture et sont condamnés à l’inactivité pour une durée indéterminée. Car si l’Etat ne soutient pas la culture, alors pourquoi nous battons-nous ? Ces premières annonces étaient vitales pour toutes celles et ceux qui font vivre notre culture. Nous ne sommes qu’au début d’un chantier qui sera long. La Guilde des Artistes de la Musique reste mobilisée pour travailler à la mise en oeuvre de toutes les mesures budgétaires, sociales, fiscales et même créatives qu’il faudra pour préserver ce qui donne vie à la vie.  CONTACT : Suzanne Combo,  suzanne.combo[at]lagam.org , +33 (0) 6 85 32 25 05 Le Bureau de la GAMIssam Krimi – PrésidentAntoine Guéna – SecrétaireChloé Robineau – TrésorièreSuzanne Combo – Déléguée Généralesuzanne.combo[at]lagam.org  +33 (0)6 85 32 25 05 La GAM40 avenue de la République 75011 Paris

Covid-19 et Cas de force majeure

« Le coronavirus n’excuse pas tout » Note juridique par Alexandra Jouclard La crise sanitaire qui frappe le monde est sans précédent et n’épargne aucun secteur d’activité économique. Le secteur de la culture qui dépend directement de la fréquentation du public est fortement affecté. Depuis plusieurs semaines, de nombreux événements artistiques ont été reportés ou annulés à cause de l’épidémie du Covid-19 et du fait des mesures gouvernementales interdisant les rassemblements publics et imposant le confinement. Le secteur culturel se voit paralysé sine die dès lors que la reconduction des périodes de confinement semble inévitable au 15 avril prochain. Face à ces perturbations, chaque acteur devra agir avec prudence et ne pas invoquer sans certitude des causes exonératoires de responsabilité comme la force majeure (dont l’acquisition demeure incertaine et soumise aux stipulations contractuelles particulières). En toutes circonstances, et même aussi extrêmes que celle que nous traversons tous, les principes : peuvent être utilisés par les partenaires contractuels pour ouvrir des négociations et rétablir des discussions qui seront de nature à relancer un secteur en souffrance. Tout un écosystème vacille et la question de la pérennité contractuelle est posée : les contrats peuvent-ils être annulés ou reportés du fait du Covid-19 ? Peut-on invoquer cette pandémie comme une cause exonératoire de responsabilité ? Peut-on se décharger d’une obligation sans en payer les conséquences ? Quelles sont les conséquences sur un contrat de travail ? Petit tour d’horizon des dispositions légales applicables, et de la jurisprudence actuelle, avec toute la réserve et la prudence requises par la situation :  Téléchargez l’article en entier : Article – Covid-19 et force majeure 07.04.2020 V2

La musique survivra-t-elle au virus ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE TPLM – 11 MARS 2020 La musique survivra-t-elle au virus ? L’association Tous pour la musique, représentant une trentaine d’organisations de la filière musicale, exprime ses plus vives inquiétudes face aux conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19. Elle tient également à adresser ses voeux de prompt rétablissement au ministre de la Culture, Franck Riester et à lui manifester sa sympathie. Attentif et vigilant à la sécurité, à la santé et à la protection du public, le secteur culturel applique les mesures gouvernementales depuis la fin du mois de février. Notre secteur traverse une situation inédite par l’ampleur du choc économique et social généré. Annulations en cascade d’événements, de festivals et de spectacles, désaffection du public, engagements et contrats rompus, salariés, créateurs et artistes en proie aux incertitudes, difficulté accrue pour de nombreux artistes et techniciens de réunir les heures de travail nécessaire pour bénéficier de l’assurance chômage… L’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes, annoncée dimanche soir, porte un coup de frein extrêmement brutal à nos activités, à l’aube de la période la plus dynamique sur tous les territoires. Composé de nombreuses TPE, PME et micro-entreprises, le secteur du spectacle vivant se caractérise par son incroyable vitalité mais également par sa forte vulnérabilité. Les professionnels du spectacle vivant, et de la musique en général, avaient déjà été fortement fragilisés à la suite des attentats de 2015 et plus récemment par les différents mouvements sociaux (gilets jaunes, grèves des transports liées à la réforme des retraites…). Les premières mesures annoncées fin février, concernant les rassemblements de plus de 5 000 personnes, ont déjà impacté l’ensemble de notre écosystème, avec une baisse de 50% des ventes de billets par rapport à la même période, l’an dernier. Les effets sont aujourd’hui dévastateurs pour des dizaines de milliers de professionnels en France : les artistes, les festivals, les producteurs de spectacles, les entrepreneurs de tournées, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, les techniciens, les salles de concerts, les producteurs phonographiques, les manageurs, les prestataires techniques, les professionnels de la facture instrumentale et plus largement l’ensemble des personnes dont les revenus dépendent de la scène, de la création et de la diffusion d’oeuvres musicales. L’association Tous Pour la Musique appelle à une aide économique et financière exceptionnelle des pouvoirs publics pour les professionnels du spectacle vivant dont les revenus et les emplois sont lourdement menacés : il est urgent de renforcer les dispositifs de soutien aux entreprises, d’indemniser les salariés se retrouvant sans salaire et d’adapter temporairement les règles d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle.

Naissance du Centre National de la Musique et nomination d’une femme auteur, compositeur et interprète au coeur de sa gouvernance.

Veille La GAM

 Communiqué de presse du Mercredi 15 Janvier 2020. La Guilde des Artistes de la Musique se réjouit de la naissance au 1er janvier 2020 du Centre National de la Musique et salue la nomination par le ministre de la culture Franck Riester au conseil d’administration de sa déléguée générale, Suzanne Combo, pour ses qualités d’auteure, compositrice et interprète.  La GAM rappelle qu’elle est née de la volonté des auteurs, compositeurs, interprètes de ce pays de se fédérer et de participer au rassemblement de la filière musicale au sein d’un opérateur public, pour écrire ensemble notre futur commun. Dans notre première tribune « artistes-musiciens d’une seule voix » publiée dans Libération en 2013 , nous faisions déjà le pari du collectif, appelant de nos voeux la création d’un Centre National de la Musique pour offrir une politique publique ambitieuse à toutes les musiques, et construire une économie numérique qui soit au service des créateurs, de la création, et du public. La GAM se félicite de voir que son travail constant en faveur de la synergie des acteurs du secteur musical et de la place des artistes et des auteurs au centre puisse aujourd’hui porter ses fruits. Nous tenons également à souligner que par la nomination de Suzanne Combo, co-fondatrice de la GAM, notre organisation ne déroge pas à un engagement de représentation des femmes dans la gouvernance. Nous saluons par ailleurs les efforts de l’Etat pour la représentation paritaire exemplaire de son collège au sein du conseil d’administration du CNM. «  Je tâcherai de me montrer à la hauteur de la mission qui m’est confiée par Franck Riester : celle de représenter les auteurs, les compositeurs et les interprètes au sein du conseil d’administration du CNM. »  déclare Suzanne Combo, «  Je défendrai la création et, avant tout, celles et ceux qui créent. Qu’ils ou elles soient auteurs, compositeurs, interprètes ou les trois à la fois, il s’agira de défendre chacune de ces composantes qui ne s’opposent pas puisqu’elles sont toutes trois constitutives de la création ».  « La Guilde des Artistes de la Musique veillera à ce que le CNM soit une véritable promesse pour la création musicale au profit d’une politique culturelle ambitieuse pour la France.»  ajoute Issam Krimi, président de la GAM. « Nous serons vigilants quant à la capacité du CNM et de ses orientations à toujours prendre en considération la place des artistes de la musique, dans la ligne affichée par le ministre de la culture. » Nous remercions les services du ministère de la culture (DGMIC et DGCA), l’ensemble des parlementaires et en particulier Emilie Cariou et Pascal Bois, Catherine Ruggeri, Romain Laleix, mais aussi Roch-Olivier Maistre, Françoise Nyssen, et enfin tous les professionnels du secteur qui ont oeuvré main dans la main à la réalisation de ce projet commun qu’est le Centre National de la Musique (les organismes de gestion collective, les syndicats de producteurs de spectacle, d’artistes, d’auteurs, d’éditeurs, de managers, d’éditeurs de services de musique en ligne et les organismes d’intérêt général qui fusionnent au sein du CNM). Nous félicitions Jean-Philippe Thiellay pour sa nomination à la présidence du Centre National de la Musique et saluons sa première feuille de route qui affiche son ambition d’agir au service des artistes, des auteurs, de la création, tout autant que de la diffusion, de l’innovation, du public et de l’intérêt général de notre secteur musical. Nous comptons sur sa présidence pour mettre en place les conditions d’une observation objective à 360° du secteur mais aussi de nouvelles « aides à la création » destinées aux auteurs, compositeurs et aux interprètes ainsi qu’un soutien et des services nouveaux dédiés en particulier aux artistes, aux auteurs, aux managers et aux éditeurs de musique. La Guilde des Artistes de la Musique tient enfin à saluer la détermination de Franck Riester, qui a fait de sa volonté de rassembler la filière et de placer les  artistes et auteurs de musique au coeur des politiques culturelles, une réalité et nous le remercions de cet aboutissement. Consulter ici le communiqué de presse du CNM  Contact presse:Suzanne Combo+33(0)6 85 32 25 05suzanne.combo@lagam.org