Tribune : Ne laissons pas l’IA générative tuer la création musicale

la GAM – la Guilde des Artistes de la Musique est co-signataire de cette Tribune parue ce matin dans Libération à l’initiative de la FELIN – Fédération Nationale des Labels et Distributeurs Indépendants et signée par + de 450 artistes, producteurs et distributeurs indépendants et organisations du secteur musical. « L’intelligence artificielle générative aura-t-elle la peau de la création musicale ? Le streaming, qui a su il y a quelques années apporter une réponse légale au piratage, se laisse aujourd’hui déborder par l’afflux de « contenus » sonores produits grâce à des technologies s’appuyant sur l’IA, qui constituent une menace très concrète pour les indépendants du secteur, déjà frappés par une difficulté structurelle à générer des revenus numériques, donc à se financer. En ouvrant leurs serveurs à ces contenus artificiels, les plateformes dévaluent hélas la musique produite par les artistes et par là même le modèle du streaming musical qu’elles ont popularisé. Avant l’irruption de l’IA générative, elles évoquaient déjà la dilution des revenus du fait de l’hébergement de 150 000 nouveaux titres chaque jour ! On ne peut que saluer, à ce titre, les démarches de transparence initiées par Deezer, qui a révélé identifier quotidiennement plus de 20 000 nouveaux contenus créés par des bots, soit le double du volume constaté en janvier et 18% des nouveautés uploadées sur la plateforme. Ces chiffres confirment la croissance exponentielle de la production de contenus artificiels. Les créateurs, artistes, producteurs et distributeurs indépendants ne peuvent se satisfaire d’un laisser-faire technologique et réclament la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde de la création musicale humaine. En Europe, 80% des nouveautés musicales sont produits chaque année par des indépendants. Si ceux-ci incarnent de fait la diversité musicale et la prise de risque artistique dans un environnement déjà extrêmement concurrentiel, ils sont désormais confrontés à la concurrence brutale et peu scrupuleuse de ces contenus artificiels, produits par des modèles qu’ils ont de surcroît contribué à entraîner et perfectionner malgré eux, sans autorisation préalable et sans aucune contrepartie financière ! Les indépendants subissent donc bel et bien une double peine, qui entame désormais leur capacité et leur motivation à faire émerger de nouveaux artistes. Or l’offre mondiale de musique se nourrit de la vitalité de la création locale : y renoncer, c’est perdre notre valeur sur le marché mondial, notre investissement productif, nos emplois, notre identité culturelle, notre soft power. Certes, les travaux menés à Bruxelles visent à créer un cadre permettant aux technologies fondées sur l’IA de se développer sans porter atteinte aux acquis du droit d’auteur et des droits voisins, mais la troisième version du Code des Bonnes Pratiques des Fournisseurs d’IA générative n’a fait que trahir les maigres promesses du Règlement européen sur l’IA et accentuer la précarité des créateurs. En amont, l’entraînement des modèles d’IA générative doit se faire dans le respect de la transparence et sous condition de rémunération des ayants droit (par la négociation de licences individuelles ou par la gestion collective), dès lors que ceux-ci n’ont pas opposé leur opt-out ; en aval, nous appelons les plateformes à faire preuve de volontarisme pour éradiquer les contenus 100% IA qui diluent la valeur de la musique. C’est l’attractivité du modèle du streaming musical qui se joue ici et que l’afflux de contenus « parasites » ne ferait qu’élimer. À travers les travaux en cours ou lancés récemment, la France doit prendre une fois pour toutes l’engagement de préserver l’édifice réglementaire qu’elle a patiemment construit au bénéfice de la culture afin de défendre ses artistes, la diversité culturelle, notre héritage culturel et le processus de création humaine. Les producteur.ice.s, eux.elles, s’engagent auprès des créateurs et créatrices et des fans de musique à : Unissons-nous, alertons contre les dangers liés à l’IA et demandons la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde du secteur.«  Parmi les signataires : Jean-Michel Jarre, Etienne Daho, Pascal Dusapin, Pedro Winter, Yasmine Hamdan, Vitalic, Yael Naim, Odezenne, Vanessa Wagner, Shaka Ponk, Alexandre Desplat ; We Love Green, le Printemps de Bourges ; l’Adami, la Félin, la GAM, le SMA, Technopol, l’Uman et l’Upfi… Retrouvez la liste complète des signataires et la pétition ici.

ÉLECTION DU NOUVEAU BUREAU DE LA GAM : BLICK BASSY PRESIDENT

C’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour la GAM. Après plusieurs années d’engagement passionné de la part de son président fondateur Issam Krimi, l’association a élu les artistes Blick Bassy comme Président, Clou comme Secrétaire et Chien Noir comme Trésorier.  Une nouvelle équipe dirigeante prête à poursuivre et à renforcer ses missions au service des artistes de la musique. Avec une vision partagée, une énergie nouvelle et une volonté de représenter toutes les voix, ce Bureau porte l’ambition de faire grandir la GAM comme espace d’entraide, de dialogue et d’action pour les artistes. Blick Bassy – Président « Je suis très heureux de succéder à Issam Krimi à la présidence de la GAM. Je suis également ravi de continuer le travail et les combats que nous avons menés tous ensemble jusqu’ici. Avec Suzanne Combo et les membres du nouveau bureau de la GAM, nous vous promettons de continuer à agir, non seulement pour défendre les droits des artistes, mais aussi pour explorer ensemble, avec les adhérents, les chemins qui mènent vers notre émancipation artistique et sociale. Nous mettrons au cœur de cette nouvelle dynamique, au-delà des enjeux liés à notre métier, un rapprochement entre l’artiste et la place qu’il occupe dans nos sociétés, celle de facilitateur et réparateur de liens entre citoyens. » Chien Noir – Trésorier « Être artiste musicien, ce n’est pas toujours un choix. On le devient parce qu’il y a quelque à chose à faire, et qu’il n’y a que nous qui pouvons le faire. Il en va de même avec la GAM. Il n’y a que nous, grâce au partage de nos expériences, de nos savoir-faire, unis dans un syndicat, qui pourrons mettre en place ce qu’il faut pour défendre nos intérêt à nous, les artistes musiciens. Je saisis cette chance de pouvoir être acteur de cette lutte avec beaucoup de joie, en intégrant auprès de Blick Bassy, Clou et Suzanne Combo le bureau de la GAM. «  Clou – Secrétaire « C’est avec émotion que j’apprends le départ d’Issam Krimi co-fondateur de la Gam avec émotion aussi que je vois tout le chemin parcouru par le premier lobby des artistes de la musique depuis dix ans. Avec Blick Bassy comme nouveau président, un souffle neuf vient porter les combats de la Gam qui creuse son sillon avec détermination pour défendre les droits de chacun depuis les premiers jours. Grâce à l’énergie de Suzanne Combo et l’arrivée enthousiasmante de Chien Noir au bureau, poursuivons le combat, indispensable pour les artistes mais aussi pour la société entière. « 

Départ de notre président Issam Krimi

Notre président et cofondateur, Issam Krimi a souhaité passer la main de la présidence de la GAM après plusieurs années d’engagement passionné au service des artistes de la musique. C’est avec une profonde reconnaissance que nous relayons ses mots, qui retracent avec sincérité son attachement à notre organisation. Au nom de toute l’équipe, de ses adhérents et adhérentes : merci Issam pour ton énergie, ta vision et pour avoir contribuer à ce que la GAM soit un espace aussi précieux pour les artistes. Chers Amis, Chers Artistes de la Musique, Avec beaucoup d’émotions, je passe la main de la présidence de la GAM. Emu, de prendre du recul d’une association que j’ai co-fondée. Heureux de laisser un espace vacant que d’autres investiront avec leur engagement et leur talent propre. La GAM est le premier et unique lobby des artistes en France, un acteur indispensable à toutes les discussions nationales, européennes et internationales sur l’industrie musicale et de la création.Une garantie que, peu importe l’évolution de l’éco-système musical, l’Artiste ne soit jamais oublié. Ces dernières années, la GAM a évolué. Elle s’est diversifiée, féminisée, a étendu ses champs d’actions et renforcé son rôle d’accompagnatrice des artistes.Suzanne Combo, notre déléguée générale, nous offre stabilité et solidité dans nos quotidiens en perpétuel mouvement. Sarah Gaessler relie chacun de nous – nos interrogations, nos engagements, nos actions collectives – à travers tous les espaces qui nous rassemblent, sur les réseaux comme lors des rencontres. Toute la nouvelle dynamique que le nouveau bureau va insuffler est une heureuse nouvelle. Comme le fut précédemment, l’arrivée de Clou et Blick. Tous les engagements des adhérents, du plus petit au plus grand comptent et compteront encore pour tous les artistes.Et il n’y a aucun doute que l’équipe de la relève sera ouverte au monde, à l’humain, et à la création. Dans une époque où l’affrontement devient plus souvent la norme, il est précieux de préserver un espace où nos expériences individuelles nourrissent une aspiration commune, que l’on soit jeune ou vieux, quelle que soit notre esthétique ou notre origine sociale et géographique. Prenez soin de vous et de la GAM ! Amitiés,Issam Krimi Crédit photo : Florent Drillon

La GAM présente son rapport d’activité 2024

L’équipe de la GAM est heureuse de vous présenter son rapport d’activité 2024 ! Tout au long de l’année, nous avons poursuivi nos missions d’informer et de réunir les artistes au travers de nombreuses rencontres, ateliers et conférences, ainsi que via l’animation de notre plateforme Discord, véritable réseau d’entraide et d’informations entre artistes membres de la GAM. Nous avons également transformé notre site internet qui se dote à présent d’un espace réservé à nos membres. La GAM travaille aussi au quotidien à représenter les intérêts des auteurs-compositeurs-interprètes auprès des institutions et des pouvoirs publics. Sur ce plan, nous nous sommes cette année fortement mobilisés sur la question du soutien aux artistes. Nous avons conduit une grande enquête auprès de nos membres pour connaître le niveau de soutien financier et non financier dont ils ont pu bénéficier au cours de leur carrière. Les résultats alarmant de cette enquête nous ont permis de contribuer aux nombreux groupes de travail au sein du CNM pour faire entendre notre réalité économique et nos besoins de soutien public.  Si nous avons pu obtenir un résultat encourageant sur l’aide à la production phonographique qui devient plus accessible aux artistes-producteurs, du côté de la bourse auteur c’est très négatif avec une baisse de plus de 50% de l’enveloppe budgétaire dédiée aux auteurs et des critères durcis drastiquement. La GAM va donc poursuivre son travail pour améliorer le soutien public auprès des auteurs et compositeurs. Un autre moment marquant de cette année aura été l’audition de la GAM dans le cadre de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale relative aux violences commises dans le secteur de la culture et présidée par Madame Sandrine Rousseau. Je vous laisse apprécier plus en détails (et en images !) le récit des aventures de la GAM au cours de cette année 2024. Suzanne Combo,Déléguée générale Cliquez ici pour télécharger le rapport d’activité 2024 de la GAM.

[LETTRE OUVERTE] 500 artistes interpellent Vincent Bolloré

500 artistes sont signataires de la lettre ouverte adressée à Vincent Bolloré, dirigeant du groupe Canal +. Retrouvez ci-dessous la lettre ouverte et ses signataires. « Monsieur Bolloré, Au moment où nous apprenons l’éviction de Zaho de Sagazan des playlists d’Europe 1, Europe 2 et RFM, ainsi que CStar, CStar Hits France et RFM TV juste après des propos tenus sur ses réseaux sociaux au sujet de Cyril Hanouna, nous, artistes et professionnels.les de la culture, nous questionnons et nous inquiétons. Difficile de ne pas voir un lien de cause à effet entre ses prises de positions et la fin du soutien de vos radios à cette artiste. Nous ne pouvons nous empêcher d’y penser et d’y voir une forme de conséquence, de punition… Nous vous demandons donc simplement de bien vouloir vous expliquer. Nous refusons d’imaginer un monde où ce genre de répercussion à une parole libre puisse arriver. Nous refuserons toujours de nous laisser intimider par ce genre de pratiques. Au nom de la liberté d’expression, nous considérons que s’il est bel et bien question d’une réaction de boycott de la part de vos médias, la situation est inadmissible. Cet événement renforce notre inquiétude sur l’avenir de nos libertés. Nous nous portons ici solidaires de Zaho de Sagazan mais nous vous écrivons car nous considérons surtout que cet événement dépasse son cas individuel. Ces méthodes de la part de la direction des radios concernées nous choquent et nous ne pouvons admettre que de telles pratiques puissent entrer dans les usages. Nous souhaitons donc alerter vivement sur ces tentatives d’intimidation. Nous demandons qu’elles ne soient pas tolérées et qu’elles soient sanctionnées. Nous ne nous tairons pas et attaquerons systématiquement toute mise au ban d’un.e artiste dont les opinions et les propos ne conviendraient pas à la direction d’un média culturel. Monsieur Bolloré, nous attendons votre réponse… » Les premiers signataires : Dominique A, Adé, Acid Arab, ACP la Manufacture Chanson, Jeanne Added, Ady, Adone Productions, Perrine Aelion, Air Rytmo, Airfono, Aldebert, Almée, Fred Alpi, Alter K, Amélie-les-crayons, Elisabeth Anaïs, Angèle, Alice Animal, Dick Annegarn, Lucie Antunes, Julien Appalache, APRES, Arbas, Juliette Arnaud, Alain Artaud, Artistic Palace, Ariane Ascaride, Astéréotypie, Astral Bakers, Tanguy Aubrée, Gabriel Auguste, Auren, Virginie Aussiètre, Nathalie Auvray, Manon Azem, Tessa B., B-Side Prod, N’Diéri Ba, Babx, Max Baby, Bad Mekaniks Records, Bagarre, Laurent Balandras, Frank Barat, Thierry Baron, Manu Barron, Mat Bastard, Lauren Bastide, Alex Beaupain, Nathanaëlle Bedouet, Te Beiyo, Virginie Bellavoir, The Belmondos, BEN plg, Flore Benguigui, Cécile Bernier, Léonard Berthet-Rivière, Bertier, Pierre Bertin, Dalle Béton, Emmanuelle Beulque, Juliette Binoche, Johanna Bisac, Bruno Bisaro, Stéphanie Blanc, Pierre-François Blanchard, Blankass, Bleu Berline, Romane Bohringer, Boris Boublil, Élodie Bouchez, Lucas Bouiller, Bastien Bouillon, Séverine Bouisset, Leslie Bourdin, Caroline Bourgeois, François-Maxime Boutault, Anne-Laure Bouzy, Sabrina Boyer, Rachida Brakni, Gilles Bressand, Patrick Brugalières, Clotaire Buche, Michaël Buffon, Rodolphe Burger, Barbara Butch, Lise Cabaret, Laura Cahen, Florence Caillon, Camille, Canine, Capitane Records, caramba : culture live, Barbara Carlotti, Alice Caron, Laurent Caron, Sylvain Cartigny, Laure Cartillier, Arnaud Cathrine, Cavale, Arnaud Cereghetti, Anne-Laurence Chambon, Alain Chamfort, Jérémie Charbonnel, Carole Chichin, Raphaël Chassin, Anna Chedid (Nach), Judith Chemla, Jeanne Cherhal, Antoine Chevrollier, Chinese Man Records, Marc Chonier, Delphine Ciampi-Ellis, Clarika, Claude, Gaspar Claus, Hugh Coltman, Combes, Oriana Convelbo, Corine, Christiane Courvoisier, la CSDEM, Catherine Cuny, Claire Dabos, Isabel Dacheux, Sylvain Daï, daoud, Jean-Philippe Dary, Antoine Dathanat, Gérard Davoust, Laurent Decès, Jennifer Decker, Sauvane Delanoë, Clara Delbergue, Vincent Delerm, Laurent Depla, Suzon Depraiter, Annemmanuelle Deroo, Caroline Deruas Peano, Pacôme Descamps, Sylvie Desnouveaux, Lana Desôza, Virginie Despentes, Devil Jo, Anthony Devin, Géraldine Dieutegard, Cyril Dion, DITTER, diva404, Malik Djoudi, Constance Dollé, Dombrance, Anne Dörr, Pauline Drand, Elias Dris, Ronan Drougard, Ji Drû, Céline Dubien, Lisa Ducasse, Caroline Ducey, Luana Duchemin, Servane Ducorps, Domitille Duforest, Mahaut Dufour, Tim Dup, Camille Durand, Fabienne Durand-Drouhin, Valentine Duteil, Amélie Duvernoy, EIFEIL, Eiffel, Nadia El Fani, Pierre Elgrishi, Thomas Enhco, Enzo Enzo, Annie Ernaux, ERRRO, Maël Esnault, Laura Etchegoyhen, Camille Etienne, Ingrid Etienne, Marylène Eytier, Piers Faccini, Fakear, Sylvie Farr, Gaël Faure, FcK ORIì, Adeline Ferrante, Najoua Ferréol, Thomas Fersen, Feu ! Chatterton, Feutre, FFF, Perrine Fifadji, Elodie Filleul, Francofolies de la Réunion, Elodie Frégé, Nicolas Freidenberg, Etienne Forget, Zoé Fottorino, Poppy Fusée (Pauline Lopez de Ayora), Sarah Gaessler, Nicolas Galibert, La GAM, Edgard Garcia, Blanche Gardin, Marion Gargula, Laurent Garnier, Caroline Gay, Julie Gayet, Isabelle Gély, Macha Gharibian, Kim Giani, GIL, Noémie Gillot, Gintz aimelavie, Estelle Giordani, Yann Giraud, Marie Goddeeris, François Gonnet (La Cafetera Roja), Anne Gouverneur, Grand Bonheur, Sylvie Gréda, Didier Grebot, GreenShore Music, Nikita Guedj (At Mos), Le Gueulard Plus, Alice Guerlot-Kourouklis, Thibault Guilhem, Guizmo (Tryo), Arthur H, Baptiste W. Hamon, Dorothée Hannequin, Gabi Hartmann, Marie Heck Mosser, Elisa Henin, Simon Henner (French 79), Judith Henry, Her Majesty’s Ship, Raphaël Herrerias (Terrenoire), Clotilde Hesme, Flora Hibberd, Izïa Higelin, Zoé Hochberg, Chloé Hohweiller, HollySiz (Cecile Cassel), Sébastien Hoog, Romain Humeau, Les Hurlements d’Léo, Matthieu Hypolite, Toh Imago, Elisa Ingrassia, Isaac Delusion, Isambourg, Audrey Ismaël, Pierre Jaconelli, Axelle Jah Njiké, Yves Jamait, Thomas Jamois, Stella Jean (DJ Stella Galactica), Jean_Marc, Alma Jodorowsky, Claire Joseph (PUR-SANG), Thomas Josse, Leticia Juanco, Laurent Juillet, Erwan Julé, JUNZI Arts, Maya Kamaty, Kelyboy, Kent, Gwenaëlle Kerboul, Kimsar, Agnès Klingenberg, Frédéric Kocourek, Freddy Koella, Richard Kolinka, Olivier Koundouno, Stéphane Krasniewski, Dafné Kritharas, Manon L’Huillier, La Chica, La Grande Sophie, Albin de la Simone, Ariane Labed, Oriane Lacaille, Isabelle Laffont, Charlotte Lafon, Yohna Lalanne, Bastien Lallement, Uele Lamore, Fanny Landais, Kloé Lang, Edouard Lange, Raphaële Lannadère, Karen Lano, Gaspard LaNuit, Christelle Lassort, Juliette Lavabre, Melissa Laveaux, Bernard Lavilliers, Maëva Le Berre, Yvan Le Bolloch, Le Chant des Muses, Erwan Le Duc, Olivier Le Gall (Appelez-moi François), Julia Le Groux, Caroline Le Roux, Arnaud Lefeuvre, Radouan Leflhafi, Romain Lefrançois (Appelez-moi François), Cécile Legros, Ray Lema, Ralph Lemasson, Marion Lemonnier, Alice de Lencquesaing, Victoire Lerminier Breton, Stéphane Letellier, Sophie Leudière, Judith Levy, Alice Lewis, Clémence Lhomme, Christine Lidon, Théodora de Lilez, The Limiñanas, Helena Lindell, David Linx, Bruno Lion, Llaume, Nicolas Lockhart, Emily Loizeau, Lonny, Loom, Lou, Lowland Brothers, Maud Lübeck, Renan Luce, Lulu Van Trapp, Sorya Lum,

Élections législatives, exigences humanistes des artistes de la musique.

La Guilde des Artistes de la Musique s’est créée pour défendre l’intérêt de tous les artistes dans une industrie et une société en mouvement. Elle est à l’initiative de la création de IAO qui regroupe internationalement toutes les organisations d’artistes qui oeuvrent à cette considération de la création et de la culture dans le monde. Au regard du danger réel pour chaque citoyen que peut représenter une prise de pouvoir de l’extrême droite en France, nous souhaitons en appeler à nos valeurs communes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Si nous nous regroupons, si nous agissons, c’est parce que nous avons le souci d’une humanité partagée qui unit, à l’opposé des pulsions conflictuelles qui nous détruisent. C’est un moment de notre histoire auquel nous prêterons attention avec exigence auprès des responsables politiques, avec cet esprit humaniste qui nous accompagne. Comme nous l’avons toujours fait, que ce soit pour défendre le droit d’auteur, l’intermittence du spectacle, où une industrie musicale vertueuse qui considère la place des créateurs et de ceux qui diffusent et font vivre cette création. Nous avons aussi une pensée pour le public, notre pays, à qui nous souhaitons que la séquence politique qui s’ouvre soit garante de notre devise commune : Liberté, Egalité, Fraternité. La Guilde des Artistes de la Musique.

Assemblée Générale de la SACEM : Les votes sont ouverts !

Vous êtes membre de la SACEM ? Votez jusqu’au Mardi 18 Juin 2024, pour élire vos représentant.e.s au Conseil d’administration, à la Commission des programmes. Vous êtes invités à voter en ligne, munis de vos codes secrets, dès maintenant et jusqu’au Mardi 18 Juin 2024, pour élire vos représentant.e.s au Conseil d’administration, à la Commission des programmes, et pour les décisions, résolutions et propositions de modifications des Statuts et du Règlement. Nous vous informons que, cette année encore, des membres de la GAM se présentent : Le souhait de la GAM est toujours d’assurer la présence, dans les instances de la SACEM, de personnalités en activité, pouvant suivre le rythme des évolutions rapides de nos pratiques et qui défendent aussi les intérêts des auteur.ice.s-compositeur.ice.s-interprètes que la GAM représente. Comment voter ? Les votes sont ouverts jusqu’au Mardi 18 Juin 2024. Pour voter, munissez-vous de vos codes secrets et rendez-vous : Si vous ne disposez pas encore d’un espace « Membre » Sacem, en vous connectant sur le site sacem.fr (créateurs et éditeurs) et en cliquant sur « Créer votre espace membre ». En cas de difficulté, vous pouvez joindre : Soyez attentifs aux différentes résolutions et modifications statutaires et réglementaires : elles sont nombreuses mais c’est important de les lire pour éclairer son vote. Nous comptons sur votre participation massive et sur votre soutien car votre rôle est central ! Si vous avez besoin de plus d’informations, écrivez-nous : contact@lagam.org  Merci pour votre engagement.

L’enquête sur les dispositifs d’aide aux artistes

[COMMUNIQUÉ] : CNM, Taxe Streaming :  l’enquête nationale des artistes de la musique révèle la nécessité d’une évolution structurelle des aides au service des artistes et de l’industrie musicale française. En décembre 2023, le Gouvernement français a décidé d’instaurer une taxe streaming pour financer le Centre National de la musique (CNM). Ce dernier organise en 2024 des concertations avec les professionnel.le.s pour revoir le périmètre de ses missions et le règlement de ses aides pour 2025.  C’est dans ce contexte que La GAM a souhaité mener une enquête inédite auprès des artistes de la musique (auteur.trice.s, compositeur.trice.s, interprètes de musiques actuelles) afin d’analyser les opportunités et les freins qu’ils et elles rencontrent en France pour être soutenu.e.s financièrement et/ou accompagné.e.s tout au long de leur carrière.  À travers les résultats concrets de cette étude, il se révèle une inadéquation du soutien public envers les artistes de la musique qui assument majoritairement seul.e.s le risque de produire les oeuvres qui seront les succès artistiques et économiques de demain. En résumé, les artistes sont de plus en plus nombreux à financer eux et elles-mêmes la production de leurs oeuvres : les partenaires économiques intervenant de plus en plus tard dans l’évolution d’une carrière, laissant les artistes assumer le risque économique lié au développement.  L’enquête révèle que cette nouvelle réalité n’est toujours pas prise en compte dans les dispositifs de soutien et d’accompagnement français, notamment dans le schéma d’intervention actuel du CNM.  Or, puisqu’aujourd’hui la prise de risque économique se partage, les aides doivent aussi se partager. Pourtant, plus de la moitié des artistes professionnel.le.s interrogé.e.s n’ont jamais bénéficié d’aide dont 7 sur 10 parce qu’ils n’avaient pas généré assez de droit ou de chiffre d’affaire. Seuls 5,5% des artistes ont obtenu l’unique dispositif que le CNM propose pour les soutenir directement : la bourse aux auteurs, autrices, compositeurs, compositrices. Tous les autres artistes de l’échantillon soit ignoraient l’existence de cette bourse, soit ne remplissaient aucun des deux critères d’éligibilité.. Alors pourquoi 3 artistes sur 5 estiment que les critères sont plutôt mal adaptés à leur situation et difficiles à remplir ?Car pour pouvoir bénéficier d’une aide, l’artiste doit être en capacité d’avancer 50% des investissements, ce qui constitue un effort personnel tel, que l’accès aux aides en devient conditionné à une origine socio-économique élevée de l’artiste-bénéficiaire. En outre, les critères d’éligibilité ne sont généralement pas fondés sur la valeur artistique mais sur un montant élevé de droits générés.  Ces principes, adaptés à une TPE ou une Major, favorisent le soutien aux plus gros, aux mieux installés, et ferme la porte à celles et ceux qui sont le plus dans le besoin : les jeunes mais aussi les artistes « intermédiaires » qui ont plus de 25 ans, qui vivent de leur musique, ont un public, justifient de plus de 6 ans de carrière et d’une certaine notoriété, mais qui ne génèrent pourtant pas suffisamment de droits ou n’ont pas de capacité d’investissements suffisante pour être éligibles.  Cela pose un vrai problème social, de diversité des esthétiques et d’accompagnement des talents de toute catégorie socio-économique, de tout niveau de carrière et de toute génération d’artistes.  Le système d’aide actuel démontre une absence de considération de la prise de risque qu’assument aujourd’hui les artistes seul.e.s.  Les dispositifs de soutien, d’accompagnement et de formation du CNM doivent sensiblement évoluer et prendre en compte la réalité des pratiques et des besoins pour que l’établissement exerce pleinement sa mission de structurer une industrie musicale au service de la création, des artistes, et de la diversité des esthétiques. Dans une filière en transformation continue depuis l’ère numérique et du streaming, depuis l’apparition des bouleversements liés à l’IA, la GAM alerte les pouvoirs publics sur ce que serait un manque de considération des bouleversements industriels en cours.  Les enjeux sont artistiques, économiques, et même sociétaux. La GAM s’engage comme toujours à être au rendez-vous et à participer pleinement aux concertations en cours, aux discussions avec tous les acteurs de la musique, aux débats dans l’espace public, et à être force motrice d’une évolution concrète et vertueuse pour la musique et les artistes. Découvrez la synthèse de notre enquête en cliquant ici.Découvrez l’enquête complète « La France soutient-elle les artistes de la musique ? » en cliquant ici. CONTACTSuzanne Combo, Déléguée Généralesuzanne.combo@lagam.org+33 (0) 6 85 32 25 05

Réaction des artistes de la musique suite à la nomination de Madame Rachida Dati.

Crédit photo : Bertrand GUAY / AFP La Guilde des Artistes de la Musique (la GAM) félicite Madame Rachida Dati pour sa nomination en tant que ministre de la Culture. Nous espérons qu’elle saura mettre son énergie et sa solide expérience politique au service des auteurs, autrices, compositeurs, compositrices et interprètes ainsi que de toutes les musiques dans leur diversité.  La GAM tient également à remercier Madame Rima Abdul-Malak pour son action et son engagement en faveur de la filière musicale en qualité de conseillère à l’Elysée puis de ministre de la Culture. La GAM est déterminée à poursuivre son travail avec le ministère de la Culture et à coopérer avec notre nouvelle ministre et son cabinet sur les enjeux de la création musicale et des artistes de la musique. Nous comptons en premier lieu sur la volonté de Madame Rachida Dati de défendre la culture comme « exception française » et l’appelons à redonner au plus vite à la France sa place historique de protectrice du droit d’auteur à Bruxelles, en particulier au moment où la rédaction du règlement européen sur la régulation des intelligences artificielles génératives (l’AI Act ) est sur le point d’aboutir. Il est également crucial que les artistes de la musique qui écrivent, composent, interprètent et qui sont de plus en plus souvent seuls à assumer le risque économique pour développer leur carrière musicale, puissent prendre part à la redéfinition des missions du Centre National de la musique et bénéficier de dispositifs de soutien financier indispensables au renouvellement et au rayonnement de la création musicale française. La GAM espère que la Ministre de la culture sera particulièrement soucieuse et à l’écoute des préoccupations des artistes de la musique et se tient à sa disposition pour la rencontrer très prochainement pour avancer au plus vite sur ces différents travaux importants.